Concevoir et animer une classe virtuelle est un exercice qui peut paraître facile, mais il s’agit, avec cette modalité, d’assurer des ancrages pérennes. Alors une classe virtuelle ne peut être un copier-coller d’une séance en présence.

La classe virtuelle est un des maillons d’une grande chaîne

La classe virtuelle ne peut être la seule et unique modalité d’une formation, elle doit s’intégrer dans un continuum pour être efficace. Pour cela, elle doit, comme toutes les autres modalités, faire l’objet d’une ingénierie et se voir attribuer des supports adaptés.

Avant tout, et comme pour toute modalité intégrée dans une FOAD, il est indispensable de préparer l’accompagnement des apprenants. Réaliser un didacticiel et leur mettre à disposition avant la première séance est fondamental pour limiter la charge cognitive et le stress lors des premières sessions. Les inviter à se connecter en suivant le didacticiel les décharge fortement et vous assure de leur attention dès le début de la séance.

Enfin, comme toute modalité de formation celle-ci doit faire l’objet d’une ingénierie pédagogique. Il s’agit alors de déterminer comment intégrer la classe virtuelle dans le continuum de formation. Définir quels sont les objectifs pédagogiques qui y seront travaillés. Et puis, établir les modalités d’évaluation de celle-ci. Évalue-t-on à la fin de la classe virtuelle ? Ou à la suite à celle-ci ? Par un questionnaire ou une production ? Toute nouvelle modalité constitue un changement. Ce dernier doit toujours servir un objectif précis clairement identifié pour l’initiateur et pour les personnes concernées.

Cette première étape permet de déterminer avec précision l’intérêt de la classe virtuelle, les objectifs pédagogiques. On écrit ce que l’on peut appeler son script, ou son synopsis. À ce moment, il s’agit uniquement de s’attacher à sa vocation pédagogique. De préparer la progressivité du cours. Et comme la concentration sur un nombre de sens moindre fatigue beaucoup, il est nécessaire de limiter le temps des classes virtuelles. De fait, la durée sera alors établie avec précision, pour chacun des points travaillés. Reste alors à préparer un support en cohérence avec ces objectifs.

Préparer un support adapté à son cours en classe virtuelle

Un support de cours, souvent sur une base de type PowerPoint®, doit avoir toute l’attention de son concepteur. Il s’agit d’assurer une ergonomie cognitive adaptée à cette modalité. L’objectif est d’assurer des apprentissages efficaces. Pour cela, l’apprenant ne doit subir aucune surcharge cognitive, il est indispensable de penser l’expérience utilisateur lors de la préparation du support. Les contenus de chaque écran doivent être clairs. Quelques mots clés, quelques images, et le reste c’est le formateur qui l’explique. Il faut garder à l’esprit la finalité de chaque écran, le message que l’on veut faire passer. L’écrit stimule moins l’attention car il doit être décrypté mais un dessin est plus parlant et plus rapidement interprété par le cerveau, ce qui diminue le besoin en ressources. Alors ne doit rester à l’écran que ce qui permet de comprendre le message à sa simple lecture. On évite les phrases longues, les puces de textes qui n’ont aucune utilité pédagogique. Ces puces sont des distracteurs, et tout ce qui risque de distraire doit être aboli. 

Les polices de texte et les couleurs sont également à considérer avec la plus grande attention.

Les polices de textes doivent être sans sérif pour une utilisation sur écran numérique. Elles doivent être de taille importante et au minimum de 24 pixels pour les plus petites. Trois couleurs maximum sur un même écran. Et, il faut bannir les différentes apparitions de type rideau et autre rebondissement. En plus de distraire l’apprenant, elles mobilisent de nombreuses ressources sur l’ordinateur du formateur.

Et pour finir, on réalise un guide d’animation qui pourra être aisément suivi pendant la classe virtuelle.

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Guide des bonnes pratiques en classe virtuelle